La biguine est née au XIX ème siècle aux Antilles.
Après l'abolition de l'esclavage, la musique créole se développa et trouva son lieu de prédilection à Saint-Pierre, capitale culturelle de la Martinique qui possédait un théâtre où se donnaient concerts et opéras. Malheureusement, la ville perdit sa notoriété avec l'éruption de la Montagne Pelée de 1902. Fort-de-France prit alors le relais.
En Guadeloupe, l'essor culturel arriva un peu plus tard, fin XIXème.
Des bals avec orchestre étaient donnés les samedis et dimanches et les Antillais comme les voyageurs dansaient avec frénésie au rythme de la biguine, de la valse créole et de la mazurka.
Après la première guerre mondiale, cette musique arrive en Métropole et connaît ses heures de gloire entre 1918 et 1939. Les orchestres Antillais sont réputés et recherchés. Le Tout Paris danse au son de la biguine dans les cabarets.
La biguine est une musique née de plusieurs influences : elle mêle les improvisations jazziques de la Nouvelle Orléans aux rythmes cubains des îles proches des Antilles françaises.
Chaque orchestre a son style.
Les instruments qui composent l'orchestre sont des bois (flûte et clarinette), des cordes (guitare, banjo) des cuivres (saxo, trompette) et une batterie.
Si certaines biguines sont endiablées, d'autres sont plus langoureuses et permettent aux couples de se former, voir plus, si affinités.