La figue de barbarie (Opuntia ficus indica) est l’un des cactus les plus cultivés dans le monde. Ses tiges, sans épine, ont la forme de raquette épaisse, surmontées de fleurs à pétale jaune vif auxquelles succèdent des fruits ovales vert-jaunâtre, orangés ou rouge-pourpre.

Avant de manger le fruit, on le brosse sous l’eau pour enlever les poils microscopiques de sa peau puis on l’épluche. La pulpe désaltérante et sucrée est parsemée de petites graines noires. Au Mexique, sa zone d’origine, ses usages sont multiples : fraîche, en jus, en confiture, en pâte à la consistance de fromage (queso de tuna), pickles ou ‘colonche’(boisson alcoolisée). Ses jeunes raquettes (nopals) se cuisinent en légume comme celles aussi de la raquette sans piquant, O. cochenillifera. Cette dernière, fréquente aux Antilles, serait originaire de la Jamaïque. Sa raquette, sans épine, est prisée pour les soins capillaires, brûlures et contre les ulcères. Sa fleur cramoisie donne un fruit rouge comestible. Aux Antilles, on rencontre aussi la raquette à fleur jaune, O. dillenii, et la raquette volante, O. triacantha, (fleur jaune-orangé ou jaune-blanchâtre) qui, munies d’épines, portent des fruits rouges comestibles.
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Natif d’Asie du Sud Est, le framboisier (Rubus idaeus) s’est naturalisé aux Petites Antilles et en Amérique. On cueille son fruit sur les sentiers lors de balades en forêt humide d'altitude. Cet arbrisseau aux tiges pendantes peut atteindre 1,5 m de haut.

Ses feuilles lancéolées et dentées sont alternes et composées de 5 à 7 folioles sous lesquels il y a de petites épines. Sa jolie fleur aux 5 pétales blancs donne naissance à une framboise d’altitude qui a l’apparence de sa cousine métropolitaine.
Cette framboise rouge, pulpeuse et peu juteuse est de saveur douce mais de peu de goût. Aux Petites Antilles, on la mange telle quelle mais elle sert aussi à la préparation de confiture, punch macéré aux fruits (punch Matouba) ou de dessert en mélange avec d’autres fruits (orange, ananas, letchis, etc.)
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Le fruit à pain (Artocarpus altilis) est porté par un arbre pouvant atteindre 20 à 25 m de haut, aux branches grosses et peu nombreuses à l’extrémité desquelles se rassemblent les feuilles. Ces dernières, grandes (jusqu’à 90 cm de long) et d’un beau vert luisant sont découpées. L’arbre porte à la fois des fleurs des 2 sexes. Un épis jaune, spongieux, pendant et cylindrique regroupe les fleurs mâles. On l’appelle ‘popote’ en Guadeloupe et ‘totote’ en Martinique. Une inflorescence presque ronde rassemble les fleurs femelles. Elle donne naissance à un fruit globuleux de 1 à 3 kg. Il possède une peau épaisse composée de nombreuses aréoles verdâtres et rugueuses devenant lisses et jaunâtres à maturité. Ce fruit se cueille quand des gouttes de latex se sont déjà écoulées sur la peau. La pulpe blanchâtre et d’aspect farineux ne renferme pas de graine car le fruit se développe sans fécondation.

Ce fruit féculent est riche d’usages : gratin, purée, beignet, croquette, frite, soupe, soufflé, migan, bébélé , etc. La base consiste à le faire bouillir avec du sel pour accompagner viande ou légumes. En pâtisserie, sa chair permet la confection de gâteaux et de farine. La popote de fruit à pain confite au sucre constitue une friandise moelleuse.
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