Poumon de la ville, largement ouvert sur la Darse et les montagne de la Basse-Terre en toile de fond. La place a connu bien des événements liés à l’histoire de la ville.
D’une superficie d’un hectare, successivement appelée Grand-Place, place Sartine elle doit son nom définitif à Victor HUGUES révolutionnaire qui libèra la ville des anglais en 1794. Il y installe la guillotine qui tranchera la tête de centaines de français royalistes alliés des anglais et de « mauvais patriotes ».
La place de la Victoire, compte parmi les vieilles bâtisses créoles qui l’entourent, la sous-préfecture et l’office du tourisme. Elle est aussi entourée de boutiques, et de terrasses ombragées, où viennent se restaurer et se désaltérer les visiteurs.
C’est le lieu de rencontre des habitants et l’endroit où se déroulent de nombreuses manifestations culturelles tout au long de l’année. Le reste du temps elle se fait l’écho du joyeux capharnaüm du marché, du port et de la gare routière de la Darse.
Le Kiosque à Musique

Le kiosque à musique est bâti à l’emplacement de deux précédents édifices de spectacle (le théâtre de Pointe-à-Pitre, XIX ème siècle). Il est remplacé plus tard par un premier kiosque à musique, lui-même détruit par le cyclone de 1928.
Gérard-Michel Corbin le reconstruisit. Le kiosque de forme octogonal avec un généreux auvent est bâti en ciment armé dont les formes simples et épurées témoignent du style des années 1930.
Le monument des 100 chaînes
Le sculpteur guadeloupéen, Jacky Poulier, présente ici une œuvre fortement symbolique. Elle a été inauguré le 28 mai 2003 et commémore deux événements qui se sont déroulés sur la place de la Victoire à plus d’un siècle d’intervalle :
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l’exécution le 26 mai 1802 d’une centaine d’insurgés luttant pour une société guadeloupéenne multiraciale libre, née de l’abolition de l’esclavage en 1794, qui périrent sous les balles françaises au lendemain de la bataille de Baimbridge, où Ignace (adjoint de Louis Delgrès, chef des rebelles) trouva la mort.
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la révolte ouvrière et syndicale de mai 1967, réprimée dans le sang, et qui fit plus de 60 victimes.
Monument aux morts de la guerre de 1914-1918

Ce monument honore le souvenir des soldats de Guadeloupe mobilisés lors de la Grande Guerre. Il est dû à la ténacité d’Abel Marius Sainte-Luce Banchelin qui avait formé en 1916 un comité du souvenir.
Le monument représente allégoriquement la Patrie éplorée, tenant une couronne de fleurs, un casque militaire à ses pieds. Le monuments accompagné de deux canons, a été inauguré le 12 novembre 1925.
Mémorial du Premier Jour

Le Mémorial a été inauguré en décembre 2004 pour le 150ème anniversaire de l’arrivée en Guadeloupe des premiers Indiens d’Asie Méridionale. Partis au bord de l’Aurélie, ils arrivèrent à Pointe-à-Pitre le 24 décembre 1854.
Oeuvre en cuivre martelé du plasticien indien Inderjeet Sahdev.