Résidence Bleu Marinepointe à pitre - Place de la Victoire


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Alexis Léger alias Saint-John Perse ne revint jamais sur son île natale, mais ne s'en détacha jamais complètement et ses plus beaux poèmes s'inspirèrent de ses souvenirs d'enfance. La ville de Pointe-à-Pitre lui a consacré un musée inauguré en 1987, retraçant sa vie et celle de la Guadeloupe du début de la colonisation au début du XXe siècle.

Au 9 rue Nozières à Pointe-à-Pitre, le musée Saint-John Perse distille le mystère tout autant que celui qui lui a donné son nom. Ce poète de talent, inspiré dans ses écrits par les couleurs et les parfums de sa Guadeloupe natale, ne reviendra finalement jamais au pays, alors qu'il visitera à plusieurs reprises la Caraïbe. Quant au musée, il est surtout surprenant de l'extérieur. Cette superbe bâtisse rappelle d'emblée les demeures de Louisiane avec ses colonnettes en fer forgé et ses fanfreluches en zinc ciselées. Ce bâtiment classé monument historique en 1979 n'a pas d'équivalent en Guadeloupe, à l'exception de la maison Zévallos, au Moule. L'histoire, véridique ou non, raconte que ces deux constructions étaient destinées à doter deux jeunes filles sur les terres de la Nouvelle-Orléans. Il s'agissait de maisons en kit à ossature métallique du style Eiffel. Ces événements remontent aux alentours de 1880. Le navire sur lequel les bâtiments avaient été chargés, victime de graves avaries, dut accoster en Guadeloupe. L'armateur fut contraint de vendre sa cargaison aux enchères. Et c'est ainsi que l'usine centrale à sucre Darboussier devint propriétaire de l'une d'elles. Un siècle plus tard, la ville de Pointe-à-Pitre s'en porta acquéreur et lors des cérémonies du centenaire de la naissance d'Alexis Léger alias Saint-John Perse, en 1987, elle inaugura le musée qui porte désormais son nom.

Une architecture unique en Guadeloupe

Cette maison de prestige ne correspond aucunement à l'architecture coloniale locale, ne serait-ce que par l'absence de galerie encerclant la maison si traditionnelle ici, alors que de faux carreaux de faïence rappellent les motifs des azuleros et contrastent avec les façades de briques jaunes. Dans le jardin, à l'ombre d'un litchi centenaire, s'expose le masque en bronze de Saint-John Perse réalisé à la demande du modèle par Andras Beck, sculpteur hongrois. À proximité, sur le mur extérieur, en rose, une succession de phrases calligraphiées par Thierry Allet-un artiste guadeloupéen, installé à New-York-dont le sens peut échapper à première lecture. Mais avec un peu plus d'attention, se décrypte le poème « Exil » de Saint-John Perse.

A cette époque...

En pénétrant dans le jardin, juste en face au bâtiment, un sentiment d'isolement happe le promeneur. Les clayettes restent closes dans le seul but de maintenir à l'intérieur la fraîcheur nécessaire pour supporter les après-midi caribéens. Le visiteur s'imagine un siècle plus tôt, franchissant le perron de cette majestueuse demeure. Pour prolonger cette sensation, les instigateurs de ce musée ont su recréer l'ambiance de la fin du XIXe siècle, telle que Saint-John Perse l'a vécue. Au rez-de-chaussée, un salon avec quelques belles pièces en bois : une berceuse, un guéridon, une table, ou une méridienne en bois de mahogany ; et en levant les yeux, deux lustres somptueux. L'un d'eux non électrifié provient de Saint-Louis en Lorraine, la plus ancienne cristallerie française. Il témoigne des modes d'éclairage utilisés autrefois dans les pièces d'apparat des maisons de maîtres. Le plafond est orné d'un motif de rosace et de frises exceptionnellement en zinc repoussé. Ces salles de réception accueillent aujourd'hui une série de costumes traditionnels qui dans ce décor semblent prêts à se mettre en mouvement. Se côtoient celui de la mulâtresse, de la robe à corps, le costume d'esclave du dimanche ou encore la robe gaule. Cette dernière, large tunique d'intérieur flottante serait à l'origine des tenues portées sous le premier empire. Des informations transmises par panneaux interposés expliquent que les costumes créoles sont apparus dès le début de la colonisation et d'office ont joué un rôle social important. Les femmes blanches préférant le coton fin aux soieries lyonnaises. Cette tendance évolue jusqu'en 1880. Les dames les plus riches de la société demandent à leurs couturières des modèles inspirés de la mode parisienne et c'est ainsi que peu à peu, la robe créole disparut. Même évolution pour le très fameux tissu madras. Il apparaît dans les colonies à la fin du XVIIe siècle ; d'abord exclusivement porté par les créoles blanches, il deviendra au début du XIXe un élément important de la tenue des femmes de couleur. Le vrai madras était fabriqué en Inde, tressé à partir de feuilles de bananier mélangées avec du coton, sans aucun rapport avec celui commercialisé aujourd'hui.

La Colonie, ses codes et ses coutumes

À la demande de l'église, très vite, les maîtres interdisent la quasi nudité naturelle de leurs esclaves, privilégiant le port de haillons. Le Code noir de 1685 précise que chaque esclave devait obtenir deux habits de toile ou 7,52 mètres de tissu par an. La robe « trois trous » fabriquée en fil végétal d'agave et cousue à la main, était destinée aux esclaves travaillant dans les champs. Quant aux coiffes, si elles protégeaient des morsures du soleil, la manière dont elles étaient portées en disaient long sur la situation de celle qui les endossait comme la coiffe dite de mawonnage, la coiffe Zambo, la Plombière, celle de la vieille fille ou encore celle réservée à la mulâtresse. Cette dernière, fruit d'une union le plus souvent entre un maître et son esclave, avait un statut très particulier dans cette société, et était bien plus privilégiée que les serviteurs de couleur. En parcourant le grand salon, au milieu des costumes, le visiteur comprend aussi que les bijoux étaient alors indissociables de la tenue. À l'origine importés de l'Hexagone, ils furent ensuite créés aux Antilles par des domestiques envoyés se former par leur maître. La faune et la flore des îles deviendront la principale source d'inspiration des orfèvres qui travaillent alors le grenat, le corail et l'or. Au XIXe, le port des bijoux se codifie selon l'âge, la tenue et l'appartenance sociale. Les colliers par exemple sont évolutifs. Plus leur propriétaire s'enrichit, et plus le sautoir se dote de nouveaux grains de corail et de boules d'or.

Le mystrère Alexis Léger

Après cette immersion au coeur de la bourgeoisie créole, il suffit de monter d'un étage pour continuer cette visite dans le temps. Quelques robes encore, mais surtout des tableaux, des illustrations et des photos de scène de la vie quotidienne, aux XIXe et XXe siècles. Le troisième et dernier étage est un hommage au poète. Des photos de famille présentent Saint-John Perse enfant, dans sa maison familiale à Bois Debout à Capesterre Belle-Eau et à la Joséphine au pied de la Soufrière, un arbre généalogique, quelques feuilles écrites de sa main, des sculptures d'Andras Beck qui appartiennent désormais à la collection du musée et des photos d'Alexis Léger dans son bureau. Attenante, la bibliothèque conserve l'oeuvre de Saint-John Perse, des ouvrages de littérature créole, d'ethnologie et d'histoire des Antilles. À quelques blocs de maisons, au 54 rue Achille René Boisneuf, se trouve le berceau du poète né le 31 mai 1887. Cette demeure bourgeoise à deux étages est agrémentée d'une cour intérieure, cette fois-ci dans la plus pure tradition locale.

Musée ouvert :
- tous les jours du lundi au vendredi de 9h à 17h
- le samedi de 8h30 à 12h30.
- Contact : 05 90 90 01 92 ou au 05 90 89 09 01.


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Arrondissement
Pointe à Pitre
Canton
Pointe à Pitre
Code Insee
97120
Code Postal
97110
Latitude
16°14' Nord
Longitude
61°31' Ouest
Altitude
0m (mini) - (maxi)
Superficie
2,66 km2

Ville d'Art et d'Histoire

Pointe Noire