
L’îlet du Gosier et son phare sont accessibles depuis le petit port du Gosier, où des pécheurs amènent les visiteurs sur l’îlet aux plages de sable blanc
(20 minutes suffisent à en faire le tour).
C'est un petit coin de paradis, en face la ville, désert en semaine mais pris d'assaut le week-end.
Il nargue les automobilistes
pris dans les embouteillages,
alors qu’ils longent la côte de
la ville du Gosier et semble
les interpeller pour les inciter à une petite halte !
Cédons à
l’invite et cap sur le paradis : « allons à l’îlet !». En peu de
temps, il est atteint grâce aux
navettes en canots. Contre
quelques euros, vous rejoignez
ce petit bijou flottant et
vous paressez dans ses eaux
translucides. C’est aux pélicans
qui, autrefois, peuplaient
les eaux chaudes à la
recherche de poissons, que
l’îlot doit son nom.
Et ce depuis le 16ème siècle.
Aujourd’hui, ce bout de terre
subit les revers de son succès.
Une trop forte fréquentation
et des actions peu
citoyennes l’ont un temps
défiguré. Tandis que catalpas,
amandiers, mancenilliers
forment sa forêt xérophile
littorale, cocotiers et
raisiniers de bord de mer
sont très appréciés pour leur
ombre. Crabes et anolis inoffensifs
peuplent le lieu fréquenté
aussi, de temps à
autre, par les tortues lors de
la saison de ponte.

Depuis 2003, l’îlet Gosier est
placé sous la haute protection
du Conservatoire du
Littoral qui travaille étroitement
avec l’ONF (Office
National des Forêts), la commune
du Gosier et le service
maritime de la DDE pour
assurer sa préservation. Il est
déclaré «espace naturel
remarquable» et dispose
d’un garde du littoral.